Géographie physique 

 

 

La Segarra occupe une partie du plateau qui sépare la Catalogne maritime de la Depressión Centrale Catalane d’un côté et de la zone montagneuse des Pyrénées et pré-pyrenées de l’autre. 4 rivières principales  de peu de débit traversent la région: Le Llobregós, le Sió, l’Ondara et le Corb. Le climat est sec et de type continental.

Quant à la flore, entre les champs cultivés s’intercalent des formations d’arbustes et de chênes et des pins blancs qui diminuent à cause de l’action de l’homme. Pour ce qui est de la faune, à part les animaux typiques de ces latitudes (lapins, renards) nous pouvons trouver beaucoup de types d’oiseaux sédentaires ou migratoires (voir, dans «autres activités» la possibilité d'observation d'oiseaux.

 

 

Géographie humaine: des pierres, des villages, des châteaux… une constante.

 

 

 

 

 

 

 

La Segarra est une zone marquée par le fait d’avoir été une terre frontalière pendant longtemps, confluence de la reconquête de différents contés, passé qui se reflète dans l’urbanisme et l’architecture. Un passé médiéval qu’il faut entrelacer avec l’époque moderne, spécialement le XVI ème. siècle, quand la Segarra vivait une époque de prospérité dont témoigne la transformation des châteaux médiévaux primitifs en palais seigneuriaux. Pendant l’époque moderne, beaucoup de villages prendront le profil définitif, avec la construction de nouveaux logements et églises ou bien de travaux de grande envergure comme l’Université de Cervera.

Sans aucun doute, les châteaux constituent l’attrait touristique les plus connu de la Segarra , terre de frontière et terre de châteaux. Mais, en allant plus loin, la morphologie de la zone favorise pendant l’époque médiévale, la naissance de petits groupes de population a l’abri de constructions défensives ou castrum. Dans l’époque moderne, tout en continuant leur fonction défensive, les châteaux forts croissent et se réforment jusqu’à devenir de véritables palais seigneuriaux. La Tour de Vallferosa, la plus haute de Catalogne ou le très beau château des Sitges, sans oublier ceux de Florejacs, les Pallargues, Montcortés ou l’Aranyó en sont de bons exemples.

Les châteaux des Pallargues et Florejacs sont visitables et non loin de là, il y a aussi ceux de Montclat et Montsonís.

L’architecture religieuse de la Segarra est également déterminée par la présence de ces châteaux qui configurent la frontière pendant les X et XI ème. siècle. Il s’agit donc en principe d’édifices romans, comme Talteüll, l’Aguda o Cellers, dans une zone de caractère défensif où les églises auront  l’important rôle de repeupler. De cette façon, les églises complètent le témoignage du passé médiéval de la zone comme le font les restes de fortifications, villages et nécropoles. Mais la venue des siècles modernes laisseront également une empreinte notable dans la région, mis à part le monumental édifice de l’université de Cervera, un des exemples les plus importants d’architecture civile de Catalogne, beaucoup de paroisses construiront de nouvelles églises spacieuses entre les quelles il faut citer celles de Guissona et de Granyena. La Segarra se caractérise également par un nombre élevé de centres urbains –dépassant la centaine– et aussi par la proximité entre centres urbains entre Tarroja et Concabella il y a seulement 5 Km et au long de ces 5 Km nous trouvons 5 villages. Albert Turull (Història Gràfica de la Segarra , 2001) signale que les causes de cette dispersion sont autant orographiques (un terrain sans grandes plaines) qu’historiques (principalement le caractère de frontière de cette terre vers le XI ème. siècle qui implique la construction de multiples châteaux, origines de beaucoup de nos villages).

Turull classifie les villages de la Segarra selon 2 types: les villages de collines et les villages de rives. De sorte qu’on peut dire que la structure basique du territoire avant même les chemins dépend de l’orographie et le plus concrètement des vallées qui, dans cette partie du plateau central catalan s’orientent de leur naissance vers l’ouest: au Nord, le Llobregós, au centre le Sió et plus au sud l’Ondara. Ces vallées basiques et d’autres secondaires sont les véritables articulations du territoire et c’est en fonction de ces vallées que nous trouvons les villages comme Riber, Ratera, Sisteró; Pallerols, els Hostalets, Sant Pere dels Arquells ou Vergós de la Ribera , alors que s’échappent à cette dénomination tous les villages qui se trouvent sur les côteaux (même si ils sont proches des rivières comme Sedó) ainsi que ceux qui se situent en haut des plateaux ou sur les diverses vallées ou bassins fluviaux ou  sur les versants.

À ce dernier type appartiennent clairement Talavera ou les Oluges alors que certains villages comme Saint Guim Vell), Sant Ramon et La Manresana , Vicfred o Montcortès sont plus plats au sommet des plateaux. Mais entre les uns et les autres on peut affirmer que les lieux construits en haut d’une colline sont la plus grande part: Rubinat, La Guàrdia-Lada , Montoliu, Granyena, Granyanella, Cervera, Montfalcó Murallat, Vergós Guerrajat, Alta-Riba, Taltaüll Palou, Guarda-si-venes. Il nous en reste quelques uns que nous ne pouvons pas classer d’un côté, par exemple, l’importante et très ancienne ville de Guissona, édifiée sur une plaine avec d’importants débits d’eau, mais sans être située près d’une rivière. Et d’un autre côté une série de villages de structure relativement plane mais qui se trouvent adossés à une colline proéminente où généralement il y avait le château correspondant qui les dominait comme c’est le cas pour trois villages du secteur septentrional (ou vallée du Llobregós) Ivorra, Biosca et Sanaüja (Turull 2001. 74-75)

 

Plus informations:

Touristique: www.ccsegarra.com/turisme

Historique: http://www.santdubte.com/jornades.htm

Statistique: http://www.idescat.es/servlet/BasicTerr?TC=3&V0=2&V1=32&PDF=FALSE&VOK=Confirmar