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La
Segarra
est une
zone marquée par le fait d’avoir été une terre frontalière pendant
longtemps, confluence de la reconquête de différents contés, passé qui
se reflète dans l’urbanisme et l’architecture. Un passé médiéval
qu’il faut entrelacer avec l’époque moderne, spécialement le XVI ème.
siècle, quand
la Segarra
vivait une époque de prospérité dont témoigne la transformation des châteaux
médiévaux primitifs en palais seigneuriaux. Pendant l’époque moderne,
beaucoup de villages prendront le profil définitif, avec la construction
de nouveaux logements et églises ou bien de travaux de grande envergure
comme l’Université de Cervera.
Sans
aucun doute, les châteaux constituent l’attrait touristique les plus
connu de
la Segarra
, terre de frontière et terre de châteaux. Mais, en allant plus loin, la
morphologie de la zone favorise pendant l’époque médiévale, la
naissance de petits groupes de population a l’abri de constructions défensives
ou castrum. Dans l’époque moderne, tout en continuant leur fonction
défensive, les châteaux forts croissent et se réforment jusqu’à
devenir de véritables palais seigneuriaux.
La Tour
de Vallferosa, la plus haute de Catalogne ou le très beau château des
Sitges, sans oublier ceux de Florejacs, les Pallargues, Montcortés ou
l’Aranyó en sont de bons exemples.
Les
châteaux des Pallargues et Florejacs sont visitables et non loin de là,
il y a aussi ceux de Montclat et Montsonís.
L’architecture
religieuse de
la Segarra
est également déterminée par la présence de ces châteaux qui
configurent la frontière pendant les X et XI ème. siècle. Il s’agit
donc en principe d’édifices romans, comme Talteüll, l’Aguda o
Cellers, dans une zone de caractère défensif où les églises auront
l’important rôle de repeupler. De cette façon, les églises
complètent le témoignage du passé médiéval de la zone comme le font
les restes de fortifications, villages et nécropoles. Mais la venue des
siècles modernes laisseront également une empreinte notable dans la région,
mis à part le monumental édifice de l’université de Cervera, un des
exemples les plus importants d’architecture civile de Catalogne,
beaucoup de paroisses construiront de nouvelles églises spacieuses entre
les quelles il faut citer celles de Guissona et de Granyena.
La Segarra
se caractérise également par un nombre élevé de centres urbains –dépassant
la centaine– et aussi par la proximité entre centres urbains entre
Tarroja et Concabella il y a seulement
5 Km
et au long de ces
5 Km
nous trouvons 5 villages. Albert Turull (Història
Gràfica de
la Segarra
, 2001) signale que les causes de cette dispersion sont autant
orographiques (un terrain sans grandes plaines) qu’historiques
(principalement le caractère de frontière de cette terre vers le XI ème.
siècle qui implique la construction de multiples châteaux, origines de
beaucoup de nos villages).
Turull
classifie les villages de
la Segarra
selon 2 types: les villages de collines et les villages de rives. De sorte
qu’on peut dire que la structure basique du territoire avant même les
chemins dépend de l’orographie et le plus concrètement des vallées
qui, dans cette partie du plateau central catalan s’orientent de leur
naissance vers l’ouest: au Nord, le Llobregós, au centre le Sió et
plus au sud l’Ondara. Ces vallées basiques et d’autres secondaires
sont les véritables articulations du territoire et c’est en fonction de
ces vallées que nous trouvons les villages comme Riber, Ratera, Sisteró;
Pallerols, els Hostalets, Sant Pere dels Arquells ou Vergós de
la Ribera
, alors que s’échappent à cette dénomination tous les villages qui se
trouvent sur les côteaux (même si ils sont proches des rivières comme
Sedó) ainsi que ceux qui se situent en haut des plateaux ou sur les
diverses vallées ou bassins fluviaux ou
sur les versants.
À
ce dernier type appartiennent clairement Talavera ou les Oluges alors que
certains villages comme Saint Guim Vell), Sant Ramon et
La Manresana
, Vicfred o Montcortès sont plus plats au sommet des plateaux. Mais entre
les uns et les autres on peut affirmer que les lieux construits en haut
d’une colline sont la plus grande part: Rubinat,
La Guàrdia-Lada
, Montoliu, Granyena, Granyanella, Cervera, Montfalcó Murallat, Vergós
Guerrajat, Alta-Riba, Taltaüll Palou, Guarda-si-venes. Il nous en reste
quelques uns que nous ne pouvons pas classer d’un côté, par exemple,
l’importante et très ancienne ville de Guissona, édifiée sur une
plaine avec d’importants débits d’eau, mais sans être située près
d’une rivière. Et d’un autre côté une série de villages de
structure relativement plane mais qui se trouvent adossés à une colline
proéminente où généralement il y avait le château correspondant qui
les dominait comme c’est le cas pour trois villages du secteur
septentrional (ou vallée du Llobregós) Ivorra, Biosca et Sanaüja (Turull
2001. 74-75)
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